Que pensent-ils d'EffiPresse?
Nous avons posé la question à trois professionnels - conseil média, agence de com et annonceur - qui ont pu juger in situ de l'intérêt de ce bilan pour avoir travaillé sur des campagnes testées.
3 janvier 2007 (11:33)

Isabelle Tricot (Mediacom) : “Un bon choix, mais attention à bien utiliser l’outil”

« L’APPM a fait un bon choix avec EffiPresse car ce post-test utilise la méthodologie Effipub de la Sofrès qui est une bonne méthodologie, explique Isabelle Tricot, directrice des études et du planning stratégique chez Médiacom. Pour autant, on peut émettre des réserves dans deux directions. La première est liée à la complexité de l’outil, qui fait à la fois sa richesse et sa difficulté à mettre en œuvre. Premièrement, si on n’a pas bien séparé des cibles pertinentes ou si on lit sur des cibles trop larges alors qu’on travaille de plus en plus sur des marchés où les comportements sont très segmentés (entertainment, téléphonie…), on peut facilement se tromper en lisant les résultats.  Deuxièmement, le benchmark me gène toujours dans des outils riches donc toujours difficile à manipuler car on n’a jamais assez de cas ou du moins jamais le cas complexe se rapprochant de celui que l’on veut étudier. Donc pour moi, le traitement statistique est intéressant parce qu’il donne des références, des points d’appui sur lesquels faire porter la réflexion, mais sans aller se situer en dessus ou en dessous sur chaque variable. La seconde critique est davantage liée aux limites de l’outil, à ce qu’il ne pourra jamais faire. Il n’apporte pas d’informations en termes de business (on reste dans le déclaratif, les intentions d’acheter…) et on se base sur une déclaration de mémorisation (on se situe donc dans la seule mémoire explicite). Enfin, il ne prend en compte que deux médias or, nous vivons dans un monde à 360° et il faudra demain que ces outils  puisse rendre compte de l’effet de 3 ou 4 médias ainsi que des effets du hors-médias ».

Xavier Auvillain (Robinson) : EffiPresse nous a montré le potentiel de la campagne

« EffiPresse nous a montré que la campagne avait un potentiel de développement très important, note Xavier Auvillain, président de l’agence Robinson, parlant de la première campagne Lonchamp avec Kate Moss. Spécifiquement, les scores sur les personnes les plus exposées à la campagne montraient que celle-ci avait encore de la réserve ; d’où notre regret qu’elle ne soit pas plus puissante en termes d’achat d’espace. L’effet Kate Moss a été au-delà de nos espérances car le fait d’utiliser une icône nous a fait changer de dimension : nous ne nous sommes plus seulement adressés au milieu de la mode - encore que celui-ci nous intéresse beaucoup - mais nous avons aussi touché le grand public. Pour nous, la presse magazine était une évidence car c’est le média de référence, le média vecteur de la mode. C’est là où tout se passe quand on cherche à être au courant de l’évolution de la mode, donc il est important de s’y inscrire. En termes d’image et de contenu, il n’y a pas de média qui soit plus porteur, en tous cas dans cet univers là ! ».

Valérie Depincé, Manager Publicité / Nissan : “Le type d’outil que nous recherchons”

« Je suis très intéressée par ce type d’études où on apprend à la fois des choses sur l’effet de la création et indirectement sur les choix médias avec la répétition, la mémorisation », explique Valérie Depincé chez Nissan. C’est exactement ce type d’outil que nous recherchons dans le cadre de nos réflexions de business plan ».