Le pouvoir du print
« We surf the Internet, we swim in magazines ».
Avec cette campagne, signée Y&R, cinq éditeurs américains remettent les pendules à l’heure.
3 mai 2010 (13:19)

 

 « On surfe sur Internet, on plonge dans les magazines ».

C’est ainsi, probablement,  que l’on traduirait  l’accroche de la campagne vantant  « le pouvoir du print », qui  vient d’être lancée à l’initiative de cinq des plus grands éditeurs américains : Time Warner’s Time inc, Hearst, Advance Publications Condé Nast, Wenner Media et Meredith.

Cette campagne, qui  vend  la profondeur et la qualité  du print ainsi que la rémanence de l’imprimé comparée à la nature éphémère de la plupart des contenus sur le web, a pour sa première double, enrôlé le champion olympique Michael Phelps.

Dans sa copy, l’agence Young & Rubicam rappelle notamment que jamais un média n’en a tué un autre, arguant qu’un média établi peut se développer aussi  longtemps qu’il continue à offrir une expérience unique. Et tel est le cas des magazines, qui ont des lecteurs fidèles et en progression. Pour preuve, en douze années d’existence de Google, l’audience des magazines a augmenté de 11%.  « C’est pour cela que les gens n’abandonnent pas la natation, juste parce qu’ils ont plaisir à surfer », conclut la copy.

1 400 pages, réparties dans différents titres, seront dévolues à cette campagne d’ici à la fin de l’année, ce qui équivaudrait  à un budget d’achat d’espace de plusieurs millions de dollars.

Françoise Vidal, Rédactrice en chef de Magazines