Bon démarrage pour les justifs électroniques
Source de rationalisation des échanges, de rapidité de réaction, d’économie de traitement et d’expédition et donc, d’amélioration pour le Bilan Carbone, les justificatifs électroniques passent à la vitesse supérieure. Chez GroupM, qui a commencé le test avec 7 titres en avril, ils sont désormais en place sur 70 titres et sont prévus sur les 350 magazines de la base tarifspresse.com, fin septembre.
13 septembre 2010 (16:07)
sans-titre-1

Plusieurs agences médias testent actuellement les justificatifs électroniques qui s’inscrivent dans la volonté des éditeurs de fluidifier la chaîne du traitement du média presse.
Chez GroupM, tout a commencé avec 7 titres en avril-mai dernier : « Pendant un mois et demi, nous avons été en double commande », explique Thierry Perrin, qui vient de quitter la société pour créer Media Servicing  et va continuer à gérer de l’extérieur le dossier des justificatifs électroniques pour GroupM. « Nous prenions les informations dans le système et les vérifions avec les magazines. Il fallait voir si le système était bien rodé et facile d’utilisation pour la pige. Nous avons décidé assez vite d’élargir à l’ensemble de la presse féminine et des gratuits, ce qui est en place depuis fin juillet. Nous nous donnons jusqu’à fin septembre pour valider, puis nous passerons à l’ensemble des 350 titres.»

Comment ça fonctionne ?

Kantar pige le magazine et fournit à l’agence le scan du magazine dans son intégralité. « Le gros du travail a été de mettre en place la qualification des emplacements », explique Thierry Perrin.
Il faut en effet qu’un recto face rubrique soit reconnu comme tel par la société de pige, doté d’un tarif conforme à la plaquette tarifaire et corresponde  au même recto face rubrique dans le système de gestion de l’agence média. « Il a donc fallu mettre au point la façon de qualifier un tarif, en s’appuyant sur Codipresse » (dont les règles pour l’EDI ont été élaborées en partenariat entre l’APPM, Presspace et l’UDECAM).
Une fois la pige effectuée, Kantar envoie un flux qui est traité dans l’outil MBF ; les agences souscriptrices vont alors télécharger les données qui les concernent et les croisent avec les informations de leur système de gestion. Là encore, il y a eu tout un travail de nomenclature à faire. « Si Kantar nomme la campagne corporate Ford, groupe Ford et que moi je l’appelle Ford Motors et Cie, il faut avoir le moyen de les relier », explique Thierry Perrin.

les régies font des économies de coursier et les agences économisent de la place.

Concrètement aujourd’hui, les régies n’envoient plus aux agences média que deux justificatifs, plus un exemplaire papier au client, avec les infos que l’agence aura données dans son ordre. Ainsi, les régies font des économies de coursier et les agences économisent de la place. Et dans la mouvance du développement durable, les relations vont gagner en fluidité et en productivité.


Que du bonheur !

pour toute question

15/09/10