
« Les tablettes vont permettre d’une part à la marque média de conquérir de nouveaux lecteurs et d’autre part aux lecteurs actuels de suivre leurs contenus sur les nouveaux écrans », explique Pascal Pouquet, Directeur des nouveaux médias du groupe Figaro. Ce sont à fois des vecteurs de modernité pour la marque média, de nouveaux canaux de distribution mais surtout des amplificateurs de la valeur d’usage de la marque et des contenus.
Pour les annonceurs, c’est la possibilité d’établir un lien avec nos lecteurs aux différents moments de la journée, avec un message qui peut s’adapter à la grammaire de chaque support (branding dans la presse, transactionnel sur Internet, géolocalisé sur le mobile) ; l’iPad alliant le meilleur des 3 mondes. La pub est insérée dans l’éditorial comme peut l’être une pub dans le journal, elle est en vidéo, transformant votre iPad en télé personnelle et elle est interactive et ses performances sont 100% mesurables comme le sont les pubs sur Internet. »
Et ça change tout !
dixit Jacques Birol (Less & More). Le lecteur d’un magazine sur iPad, ce n’est pas quelqu’un qui lit un contenu, du texte appuyé par des images, c’est une personne qui entre dans une véritable expérience multimédia. De ce fait, les fonctionnalités des tablettes tactiles s’apprêtent à révolutionner l’offre de contenus de la presse. « La vraie révolution amorcée par la tablette tactile, c’est la naissance d’une forme de « mediatainment, hybride de la presse et de la télévision, un hypermédia ! explique Xavier Paulik, CEO de TIKI’labs. « L’iPad rebat aujourd’hui les cartes des médias ‘traditionnels’, attaque le monde de l’e-publishing et crée une nouvelle arène où peuvent s’affronter des médias historiquement cloisonnés ».
L’outil est élégant, il magnifie le visuel, le format bannière semble exclu. « Les médias imprimés déjà, présents sur l’iPad s’y présentent sous des formes qui ressemblent beaucoup à leurs versions imprimées (augmentées des apports du « rich media », qu’à leurs sites et les publicités qu’ils diffusent génèrent bien plus de plaisir et d’étonnement que de rejet. Les D.A. sont de retour ! », expose Bernard Petitjean (Seprem).
On le sait, il est difficile d’y faire payer des contenus sauf à ce qu’ils soient à valeur ajoutée et exclusifs et c’est un dossier qui mobilise fortement les éditeurs. En s’inscrivant dans un univers d’iTunes qui est déjà payant, l’iPad ouvre une brèche (même si les paliers de prix imposés par Apple ne satisfont pas les éditeurs).
Le temps passé, le cheminement de la recherche…, tous les éléments qualitatifs de la relation entre le support et son lecteur devraient reprendre de la valeur.
Et qui va donc être instantanément mesurable.