L’agence presse magazine de l’année

BETC Euro RSCG avec 6 Prix, 2 Mentions et le Grand Prix !

BETC Euro RSCG agence presse magazine de l’année
Récompensée pour huit campagnes avec six prix pour Petit Bateau (Grand Prix), Carrefour, Air France, Aigle, Roche Bobois et Ebay, ainsi que deux mentions pour Blédina et Mc Donald’s, BETC succède à elle-même en tant qu’agence presse magazine de l’année. Outre l’an passé, elle avait déjà obtenu ce titre en 2003 et 2004.

Entretien avec Rémy Babinet, président et directeur de la création de BETC.

  • Magazines : BETC obtient le Grand Prix et se voit de nouveau élue agence presse magazine de l’année. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Rémy Babinet : Je suis super content ! Le média magazine reste un média où l’on peut s’exprimer de manière un peu plus luxueuse que d’habitude, car le lecteur va prendre du temps. Ainsi, on peut aller vers une forme de sophistication, travailler un peu plus les mots et l’image, soigner tous les détails. C’est pour moi le média qui permet la forme la plus aboutie en création.

  • Vous avez obtenu huit prix, dans des registres très différents…

Ce qui est appréciable dans l’agence, c’est d’avoir un spectre de clients très large et je suis assez fier de pouvoir montrer que dans des registres très différents, nous obtenons des résultats sans baisser la garde sur la qualité, car ce niveau d’exigence est un devoir que nous avons vis-à-vis de nos clients. Et c’est d’autant plus important en période de crise. Certains de ces clients sont là depuis dix ans, tels Petit Bateau, Air France et Blédina, d’autres sont plus récents comme Aigle (3 ans), Roche Bobois (2 ans), Ebay ou Mc Donald’s qui vient de rentrer. Pour beaucoup, nous avons travaillé sur un repositionnement de la marque.

  • En l’occurrence, Petit Bateau est un exemple intéressant.

Le pari est de sauter d’une marque pour enfants à une marque universelle pour tous, sans que cela sente l’effort et sans que l’on voit la cassure.

  • Outre la qualité de la création, les jurés ont récompensé la parfaite adéquation entre la campagne Petit Bateau et le média magazine.

Cette campagne est particulièrement adaptée au média magazine du fait qu’elle joue avec plusieurs visuels, ce qui permet d’apparier les gens avec une logique différente à chaque fois. Cette série de portraits est comme un jeu de cartes que l’on peut battre et redistribuer pour animer les annonces, créer un effet de surprise, donner des rendez-vous.

  • Autant de prix en presse magazine signifie que l’agence aime ce média. Pourquoi ?

La presse magazine est le média principal de construction de l’image et nous nous retrouvons bien dans cette construction-là. Même si la marque est un peu malmenée en ce moment, elle reste un actif clé. Pour moi, une bonne campagne est une campagne en phase avec son époque, qui fait avancer la marque et qui fait vendre.

  • Que faîtes-vous pour faire partager cet amour de la presse magazine aux jeunes créatifs ?

Il ne faut pas croire que les jeunes créatifs n’aiment pas la presse magazine, au contraire, car c’est un endroit où la création est particulièrement mise en valeur et un créatif est très sensible à cette mise en valeur ! Y compris un jeune de 23 ans, impliqué jusqu’au cou dans le net, car il sait bien qu’il n’a pas, sur ce média, la qualité de mise en scène qu’il peut trouver dans le média magazine !

  • La finale s’est disputée contre la campagne Krys d’une agence cousine, H, comment résumeriez-vous le débat ?

Ce sont deux types de publicité qui n’avaient rien à voir. La campagne Petit Bateau est actuelle, contemporaine, elle joue sur une sensibilité en phase avec l’époque. La campagne Krys joue la qualité, le caractère spirituel, décalé, l’effet rapide.