Qui achète et qui lit la presse en numérique ?
harrisinteractive
Harris Interactive a cerné l’acheteur de presse numérique à travers une étude, qui a été présentée à la Journée de la Presse Magazine. Réalisée auprès des Internautes, elle étudie pour la première fois en France l’acheteur de presse numérique.
L’analyse d’Aurélie Gibiat, Directrice du Département Media, Technologies, Télécoms & Entertainment de l’institut d’études.

Quand on les interroge, les internautes français sont 39 % à se déclarer intéressés par la lecture de presse au format numérique, quel qu’en soit le support (ordinateur, tablette, smartphone…).
Les hommes (44 %), les CSP+ (42 %), les Franciliens (45 %) et les 50 ans et plus, sont les populations qui montrent le plus d’intérêt pour la de lecture numérique, mais aussi et c’est une certaine révélation, les plus gros lecteurs de presse papier (51 %).
Si on se focalise sur ceux qui sont déjà passé à l’acte, l’étude Harris Interactive  fait état de 13 % des Internautes ayant déjà acheté un contenu numérique d’information. 9 % ont acheté un article, 6 % un numéro d’une publication et 5 % ont souscrit à un abonnement.
 Les populations qui montrent une plus grande propension à l’achat numérique d’informations sont toujours les hommes (17 %), les Franciliens (21%) et surtout des grands lecteurs de presse dont 22 % ont déjà acheté un contenu numérique d’information. En termes d’âge, ce sont plutôt des 35-49 ans (16 %).
Si l’on envisage maintenant les intentions d’achat, 28 % des internautes se déclarent ouverts à la pratique de l’achat d’informations numériques, « ce qui par rapport aux 13 % qui sont déjà passés à l’acte laisse une grande marge de progression », relève Aurélie Gibiat,

59% des internautes intéressés par la lecture numérique se déclarent prêts à payer pour des contenus.


Autre bonne nouvelle montrant que la réflexion autour de modèles économiques payants reste pertinente : 59% des internautes qui se déclarent intéressés par la lecture numérique se déclarent même prêts à payer pour des contenus. « Alors que l’information sur le net est très souvent gratuite, cela a été un effet de surprise, commente Aurélie Gibiat, car 59 % c’est un chiffre important, même pour du declaratif ! ”