Cible enfants : une attention extrême

Ludique et pédagogique

Les opérations spéciales à destination des enfants utilisent beaucoup les coloriages, les jeux de labyrinthe, de points à relier, les jeux des 7 erreurs, les rébus, les jeux de lettres, les devinettes, les masques à découper, les comptines, les mini bandes dessinées … Mais aussi les planches d’autocollants, les minis magazines…

Le secteur alimentaire est très présent. Astrapi a ainsi asilé un calendrier pour Materne sur le thème ” une année qui dépote “, des fiches cuisine pour l’Office national Interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture, un échantillon d’image à coller partout pour Herta (que l’on pouvait collectionner en achetant une sélection de produits) …Les lancements de DVD et l’hygiène beauté s’avèrent aussi friands de ce type d’opérations.

Chez Interdeco, qui assure la régie des 26 titres jeunesse de Bayard presse et de Milan et fabrique, le plus souvent, les opérations spéciales sur cette cible clé en main en fonction des objectifs de l’annonceur, on a une vision précise de ce que les éditeurs sont à même d’accepter sur des magazines ayant une fonction pédagogique et éducative affirmée. ” Les opérations jouent sur l’interactivité, résume Karen Maarek, directrice de groupe commerciale. Par exemple, les marques s’adressant aux moins de 7 ans, vont leur proposer de colorier, de faire le jeu des 7 erreurs ou un rebus, un labyrinthe … Le domaine est d’autant plus sensible que l’on s’adresse aux plus petits. Règle d’or : la marque presse ne doit pas être trop utilisée, ni trop caution du discours publicitaire. Par exemple, les éditeurs ne céderont pas aux sirènes d’un annonceur s’il pense que celui-ci veut ensuite travailler leurs fichiers d’abonnés. Toutefois bien que la volonté de préservation de la marque éditoriale soit forte il y a, en fait, peu d’opérations refusées, expose K. Maarek. Le plus souvent, nous nous tournons, avec l’accord de l’éditeur, vers un retravail de la communication “. Stéphanie Raguet , directrice de clientèle chez Interdeco sur les publications Bayard Jeunesse et Milan rappelle aussi quelques principes : ” Les titres ne vendent pas leur quatrième de couverture, ils n’encartent pas le moindre objet ou catalogue sur leur une sur les numéros mis en kiosque ; à part pour la création de masque, les éditeurs ne souhaitent pas que l’on découpe leur magazine (donc pas de bon à découper) ; il ne peut y avoir de numéro payant sur les annonces (en revanche l’adresse est permise) … “