Pourquoi les magazines méritent plus de revenus publicitaires qu’ils n’en obtiennent aujourd’hui ?
brownstein
Ce n’est pas juste de les assimiler à d’autres médias Print qui, eux, n’ont pas son dynamisme. D'après Marc Brownstein, président du groupe Brownstein
Une brève qui parle de Entretiens.
7 juin 2012 (17:45)

Il y’a une différence entre la perception et la réalité de notre industrie. Les agences et les annonceurs assimilent trop facilement les magazines aux quotidiens pour former une « catégorie Print ». Le résultat est que les magazines ont du mal à vendre leurs pages. Et cela alors que leur lectorat est en train d’augmenter grâce aux jeunes adultes (les jeunes professionnels, les adolescents, lisent autant les magazines Print que leurs versions digitales sur Ipad).

Selon le rapport « MRI » de 2011, le lectorat magazine a augmenté, peut importe la catégorie d’âge ou le sexe (avec le plus grand gain sur les 18-34 ans) et comparativement aux quotidiens.  C’est pourquoi la publicité en magazine est une très bonne voie pour cibler une population, stimuler l’audience et construire une image de marque (ex : Browstein group, agence publicitaire, travaille sans cesse avec les magazines locaux et régionaux).

Le problème, c’est que le magazine est associé au « Print » et que beaucoup de media planners/acheteurs ne veulent rien à voir à faire avec ce media. Il y’a un éloignement  des medias traditionnels irrationnel : grave erreur. Avec 82% de la population américaine lisant au moins un magazine par mois, peut-on sincèrement ignorer la loyauté de ce lectorat ?

On entend souvent les annonceurs dire « je veux que ma cible engage le dialogue avec ma marque ». La meilleure voie pour appliquer cette volonté est de créer une communication convaincante qui fait intervenir plusieurs plateformes : magazines, tablettes, TV, réseaux sociaux, mobile, PC, événementiel…

La semaine dernière, je parlais de ce sujet lors d’une conférence organisée par des éditeurs qui essaient de comprendre pourquoi l’augmentation de leurs ventes n’entraîne pas de plus gros revenus publicitaires. Un d’eux m’a demandé « pensez-vous que ce soit aujourd’hui un inconvénient de définir notre média comme « magazine » ? ». Encore une fois, la perception que nous avons de la situation est dépassée… La réalité c’est que des magazines comme The Atlantic, Monocle, The New Yorker ou encore Self n’ont aucun problème à s’autoproclamer magazines, parce qu’ils sont déjà trop occupés à évoluer et à délivrer des contenus pertinents, par les biais modernes (numériques), à leur lectorat. Et ce sont des magazines à succès. Ils ne méritent pas d’être associés aux quotidiens dans une catégorie « print » et d’être sous-estimés sur le marché publicitaire.

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