La distribution de la presse en résumé
Pour tout savoir une fois pour toute sur les 3 niveaux de distribution de la presse au numéro : messageries, dépositaires et diffuseurs.
Une brève qui parle de Distribution.
9 juin 2011 (15:31)

La liberté de distribution de la presse au numéro est régi par la loi, dite Bichet (du nom de son rapporteur) en date du 2 avril 1947. Ce cadre juridique permet à chaque éditeur, quels que soient sa taille et son influence, d’avoir l’assurance d’être distribué.

Chaque éditeur a soit la possibilité de se distribuer seul (cf. la Presse quotidienne régionale et départementale qui alimente directement les diffuseurs), soit de façon collective dans le cadre d’un contrat de groupage avec les sociétés coopératives de messageries de presse : Presstalis et MLP.  C’est ce qu’on appelle le niveau 1 (Si plusieurs éditeurs souhaitent mettre en commun leur distribution, ils  doivent créer une coopérative d’éditeurs).

Les messageries confient la distribution des journaux et magazines à des dépositaires de presse départementaux (niveau 2), lesquels livrent les diffuseurs : marchands de journaux, kiosques, bars tabac presse… (niveau 3).  Il y a environ 29 500 diffuseurs en France pour la presse magazine.

« Chaque partie prenante – éditeur, messagerie, dépositaire et diffuseur – est rémunérée par une partie ad valorem du prix facial du numéro », explique Loïc Guilloux, Directeur général adjoint de Prisma Presse. Pour le diffuseur, cette part se situe aux alentours de 17 % et est considérée aujourd’hui comme insuffisante. L’autre sujet d’actualité – et de débat – concernant le point de vente est celui de l’assortiment, à savoir l’adaptation de son offre presse (titres et nombre d’exemplaires) en fonction de sa surface. L’idée étant de concentrer la mise en place des titres sur les points de vente où ils ont un réel potentiel de vente. La revalorisation du métier de diffuseur passera aussi par le développement de sa fonction commerciale. « La presse est aujourd’hui le seul marché où le commerçant final n’a la main sur rien, commente Loïc Guilloux. Il ne décide ni des produits qu’il vend, ni de leur quantité, ni de leur prix de vente, ni de leur promotion… »

Pour l’éditeur, la recette nette dépend de différents critères : le poids de la publication, le poids des invendus, les services demandés aux messageries, les caractéristiques logistiques et techniques… « Elle peut être très faible et monter au mieux jusqu’à 70 % de la valeur faciale du numéro », conclut Loïc Guilloux.